Vers nord-sud

Inspiré des travaux de Robert Rapilly,
Deux vers nord-sud sont deux vers qui sont presque holorimes :
Quand on mâche les mots d’un des deux vers, on entend l’autre.
(dans le sud de la France, on dit « pEneu » mais déj’ner », prononciations qui peuvent contrarier la métrique d’un vers)
Exemples :
Vouas-tu ta fée des poètes ?
Vois-tu ? T’as fait des pouëts !
Remarque : le premier vers est un octosyllabe tandis le deuxième est un hexasyllabe mais on peut aussi rééquilibrer la métrique comme ci-dessous :
Ah ! L’abeille hôte vit all in
à l’abbaye haute violine !
ou encore :
Ne déglaçons pas ce cradeau avec du Vouvray !
Ce crémant en serait fort après !

Ne dégueulassons pas ce cœur ado avec du « Vous verrez ! ».
Ce cœur aimant en serait fort apeuré !